Avril 2012

Tableaux et analyses

PIB Réel

PIB Réel

La région de Québec nous a habitués à des fins d’années soutenues, tout comme la plupart des régions métropolitaines canadiennes. La situation a légèrement différé au quatrième trimestre de 2011. Pour la région de Québec, le PIB réel s’est limité à une croissance de 1 % au quatrième trimestre de 2011 par rapport à la même période en 2010. La région a compté, une fois de plus, sur la bonne performance de l’industrie de la construction qui a progressé de 5,4 %. Toutefois, le secteur des services s’est limité à une hausse de 0,9 %. Les composantes liées aux services d’affaires personnels, de même que financiers et d’assurance, ont dû compenser pour les rendements à la baisse des services commerciaux, de transport et des administrations publiques. Pour sa part, l’industrie manufacturière a enregistré une baisse de 0,1 %, continuant ainsi à faire des efforts pour freiner la chute qui s’observe depuis 2008.

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Emploi

Emploi

La RMR de Québec commence l’année en force. Au premier trimestre, elle a enregistré la création de 15 200 emplois par rapport à la même période en 2011. La RMR de Québec affiche ainsi la plus forte création d’emplois au Québec. Elle fait également partie des RMR canadiennes ayant le plus fortement contribué à la création d’emplois au Canada au dernier trimestre avec Ottawa (+24 400), Calgary (+32 600) et Vancouver (+35 300).

L’embauche à Québec s’est accélérée autant du côté des postes à plein temps qu’à temps partiel, et ce, de façon presque identique. Elle a affiché des gains respectifs de 7 700 et de 7 500 emplois au premier trimestre. De plus, le nombre de travailleurs âgés de 25 ans et plus s’est accru de 19 200 par rapport à l’an dernier, contribuant à combler la perte de 4 000 jeunes travailleurs âgés de 15 à 25 ans.

Le besoin de main-d’œuvre est demeuré à la hausse dans le secteur des services à Québec. Il s’est ajouté 19 000 emplois au premier trimestre de 2012 par rapport à la même période en 2011. L’embauche s’est principalement accentuée du côté des services moteurs, suivi des services aux ménages et publics. Pour l’industrie de la construction, la création d’emplois a été plus calme en raison du départ d’un moins grand nombre de nouveaux chantiers. Quant au secteur manufacturier, la reprise se fait encore attendre. Les gains enregistrés dans la transformation d’aliments et la fabrication de produits métalliques n’ont pas été suffisants pour renverser la tendance baissière. 

 

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Taux de chômage

Taux de chômage

La bonne tenue de l’emploi dans la région de Québec en ce début d’année s’est reflétée sur le taux de chômage. Il est d’ailleurs descendu à 5,8 % à la fin du mois de mars, contre 7,1 % l’an dernier. L’accroissement du nombre de travailleurs (+3,8 %), supérieur à celui de la population active (+2,4 %), expliquerait cette diminution. De plus, Québec affichait toujours le plus faible taux de chômage au Canada après Régina (4,1 %).

Ce bon début d’année augure bien pour la région. La période printanière qui s’annonce pourrait d’ailleurs prolonger cette situation. Des chantiers en cours devraient entrer dans leur période de pointe d’ici la fin du printemps, alors que les projets routiers reprendront progressivement, relançant ainsi le besoin de travailleurs dans la construction. Cependant, la croissance de l’emploi dans le secteur des services sera à surveiller. Le secteur commercial prend encore du temps avant de prendre un rythme de croisière stable. De plus, la diminution du nombre de postes se poursuit dans l’administration publique et elle pourrait s’amplifier avec les réductions récentes d’effectifs annoncées par le gouvernement fédéral.

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Investissements en immobilisations

Investissements en immobilisations

La Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches ont généré des investissements de 10,2 G$ en 2010, un sommet historique. Ces deux régions affichaient ainsi une croissance annualisée moyenne de 9,4 % au cours des cinq dernières années (+5,4 % au Québec), occupant ainsi le 4e rang au Québec.

Selon l'ISQ, le portrait demeurera sensiblement le même en 2011 pour la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. Elles devraient enregistrer des investissements de 10,1 G$, regroupant plus de 15 % des dépenses au Québec, tout juste derrière Montréal (19 %) et la Montérégie (18 %).

Le secteur privé, qui semble avoir atteint un certain équilibre autour de 6 G$ par année, continuera de profiter de la prédominance du secteur des services. De plus, un regain graduel des dépenses manufacturières, favorisées par la force du huard canadien, est attendu. Pour sa part, le marché domiciliaire demeurera actif, mais l'étalement des projets sur plusieurs phases étirera les investissements sur plusieurs années.

De son côté, l'investissement public a été multiplié par 2,5 dans la région depuis 5 ans (1,8 au Québec), faisant passer son poids relatif de 25 % à 39 %. Les nombreux chantiers routiers et d'aménagement du territoire maintiendront les dépenses publiques encore en 2011. 

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Capital de risque

Capital de risque

Les sommes investies en capital de risque dans la RMR de Québec ont atteint 25,8 M$ en 2011, une baisse annuelle de 19,2 %. Les hausses observées du côté des technologies de l’information (+78,9 %), des autres technologies (+52,5 %) et des secteurs traditionnels (+7,9 %) n’ont pas été suffisantes pour combler le repli du côté des sciences de la vie (-66,2 %). Toutefois, soulignons que la région a terminé l’année avec un accroissement du capital de risque de 88,4 %, pour atteindre 8,4 M$.

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Portrait Démographique

Portrait Démographique

 

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