Radar économique - T3 2011

Tableaux et analyses

PIB Réel

PIB Réel

L'économie mondiale est passablement mise à l'épreuve en 2011. Les perspectives de croissance ont été maintes fois remises en question depuis le début de l'année en raison de l'accroissement de l'endettement public, des tensions géopolitiques, des catastrophes naturelles et des risques de surchauffe dans les pays émergents. D'autres événements ont attisé les craintes au cours de l'été, dont les propositions entourant de nouveaux plans d'austérité en Europe et aux États-Unis, de même que l'instabilité des marchés financiers. Malgré tous ces soubresauts, l'économie canadienne a tenu le coup. Le PIB s'est d'ailleurs redressé en juillet de 0,3 %, soit la plus forte hausse depuis janvier. Le Canada peut aussi compter sur un marché de l'emploi vigoureux. De plus, il profite de politiques monétaires et budgétaires accommodantes.

À l'image de l'économie canadienne, la RMR de Québec réussit à se mettre en valeur malgré cette grisaille à l'échelle mondiale. Bien qu'elle ne soit pas complètement immunisée, la région possède des atouts qui lui permettent de maintenir le cap de la croissance. Le PIB réel a d'ailleurs progressé de 0,3 % au second trimestre, en raison de la bonne tenue des services et du secteur de la construction. La croissance devrait se poursuivre au troisième trimestre, en raison de la bonne création d'emplois (+14 600 au troisième trimestre) et d'un nombre important de chantiers en cours.

Les perspectives sont également positives à Québec pour la période automnale. De nouveaux projets pourraient démarrer comme le laissait entrevoir la hausse de 18 % de la valeur des permis de bâtir pour les deux premiers mois du troisième trimestre. Le marché du travail demeurera au plein emploi. Toutefois, il faut garder en tête que la région a encore des efforts à faire pour s'ajuster à une reprise économique américaine anémique et à la volatilité du huard. Dans ces circonstances, nous maintenons notre prévision à 2 % pour l'ensemble de 2011, contre 2,9 % en 2010.

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Emploi

Emploi

Les entreprises de la RMR de Québec ont fait le plein de travailleurs au cours de la période estivale. La région comptait 436 300 emplois au troisième trimestre, soit 14 600 de plus par rapport à la même période en 2010, la plus forte création d'emplois à l'échelle provinciale.

 

Divers facteurs ont soutenu la croissance de l'emploi cet été dans la région. Tout d'abord, plusieurs chantiers se trouvaient en période de pointe, contribuant ainsi à ajouter 9 200 travailleurs par rapport à l'an dernier. Deuxièmement, après être descendu à son plus bas niveau depuis 1998, le secteur manufacturier a laissé entrevoir des signes de reprise de l'embauche. Près de 6 600 postes se sont ajoutés, notamment dans la fabrication de produits métalliques, de produits en caoutchouc et plastique, de meubles, de matériel de transport et de machines. Finalement, le secteur des services a enregistré un gain de 900 emplois par rapport au troisième trimestre de 2010. L'augmentation du nombre de travailleurs dans les services aux ménages a atténué le repli dans les services publics et les services moteurs.

Les gains enregistrés récemment contribueront à aider la région de Québec à passer à travers la période houleuse qui s'annonce pour cet automne. Bien que la région ait maintenu le cap de la croissance malgré les nombreuses incertitudes qui ont entouré la reprise de l'économie mondiale, les nuages pointent toujours à l'horizon. Les plans de relance du côté de nos principaux partenaires commerciaux et les fluctuations du huard donneront encore des maux de tête à nos entreprises. De plus, la rareté de main-d'œuvre qualifiée demeure une préoccupation pour la région.

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Investissements en immobilisations

Investissements en immobilisations

L'investissement constitue un élément clé de la performance économique de la RMR de Québec. Selon une compilation effectuée par Québec International, près de 8 G$ sont présentement engagés dans 160 projets régionaux. Le secteur privé s'investit dans les secteurs immobiliers résidentiel et non résidentiel, de même que dans l'achat d'équipements. De son côté, le secteur public poursuit la réfection du réseau routier et la modernisation de plusieurs infrastructures publiques (éducation, santé, loisirs, culture, etc.).

Selon l'ISQ, le portrait demeurera sensiblement le même en 2011 pour la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. Elles devraient enregistrer des investissements de 10,1 G$, regroupant plus de 15 % des dépenses au Québec, tout juste derrière Montréal (19 %) et la Montérégie (18 %).

Le secteur privé, qui semble avoir atteint un certain équilibre autour de 6 G$ par année, continuera de profiter de la prédominance du secteur des services. De plus, un regain graduel des dépenses manufacturières, favorisées par la force du huard canadien, est attendu. Pour sa part, le marché domiciliaire demeurera actif, mais l'étalement des projets sur plusieurs phases étirera les investissements sur plusieurs années.

De son côté, l'investissement public a été multiplié par 2,5 dans la région depuis 5 ans (1,8 au Québec), faisant passer son poids relatif de 25 % à 39 %. Les nombreux chantiers routiers et d'aménagement du territoire maintiendront les dépenses publiques encore en 2011.

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Capital de risque

Capital de risque

Les sommes investies en capital de risque dans la RMR de Québec ont atteint 12,6 M$ au premier semestre de 2011, une baisse annuelle de 44,5 %. Le recul s'est observé du côté des sciences de la vie, alors que la valeur était de 3 M$ à la fin juin, contre 15 M$ à la même date l'an dernier, une diminution de 79,8 %. Toutefois, près de 6,5 M$ ont été investis dans le secteur traditionnel, une hausse de 29,6 %. Pour sa part, l'ensemble des secteurs des technologies de l'information et autres technologies a enregistré une majoration de 14,7 % du capital de risque, pour atteindre 3,1 M$.

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Portrait Démographique

Portrait Démographique

La grande région de Québec comptait 1 099 342 habitants en 2010, une croissance annuelle de 1 %. La hausse démographique s'observait dans presque toutes les catégories d'âge, s'établissant notamment à 3 % pour les 50-69 ans et les 70 ans et plus. L'augmentation a atteint respectivement 0,5 % et 0,1 % pour les 0-15 ans et les 30-49 ans. Notons que ces dernières catégories d'âge n'avaient pas affiché de gain depuis au moins une dizaine d'années. Pour leur part, les 15-29 ans observaient une troisième baisse annuelle consécutive, soit de 0,7 % en 2010.

La progression démographique régionale passe, notamment, par un accroissement soutenu du nombre de naissances. En 2010, la grande région de Québec a franchi la barre des 12 000 nouveau-nés pour la première fois depuis le début des années 1990. Cette performance représentait une hausse annuelle de 0,6 %.

De plus, le bilan migratoire continue de s'améliorer dans la grande région de Québec. Entre le 1er juin 2009 et le 30 mai 2010, la région affichait un solde migratoire positif de 5 190 personnes. Ce gain constituait un sommet jamais atteint depuis les cinq dernières années. Les nouveaux arrivants provenaient en grande partie d'autres régions du Québec : ils étaient 16 930 en 2009-2010. La région a aussi accueilli 2 630 immigrants internationaux et 2 515 Canadiens (hors Québec) l'an dernier.

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