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Croissance économique

PIB réel : Portrait des 8 principales RMR canadiennes

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PIB réel de la RMR de Québec : Croissance moyenne annuelle par période de 5 ans

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La RMR de Québec a démontré une solidité économique exemplaire en 2017. Les données du Conference Board du Canada enregistrent une hausse de 2,3 % du PIB réel par rapport à 2016, pour atteindre 34,6 G$. L’accroissement des revenus de production dans l’ensemble des secteurs d’activité a propulsé la croissance annuelle de l’économie régionale à plus de 2 %, et ce, pour la première fois depuis 2011. Québec poursuit ainsi son expansion et maintient sa position concurrentielle à l’égard des autres régions métropolitaines canadiennes.

Le secteur des services, qui regroupe plus de 80 % de la valeur totale du PIB régional, a affiché une progression de 1,9 % en 2017. Ce dynamisme est notamment attribuable aux services de production qui ont repris une tangente haussière avec une augmentation de 0,8 %. Le retour des grands chantiers relance l’activité du côté de la finance, de l’assurance et de l’immobilier, mais aussi du côté des services d’affaires. De plus, les milieux de la recherche, de la gestion des mégas données et des applications numériques ouvrent de nouvelles opportunités aux services professionnels, scientifiques et techniques. De leur côté, les services à la consommation évoluent avec constance; ils ont affiché un gain annuel de 7,2 % l’an dernier. L’endettement des ménages demeure une préoccupation, mais la région peut compter sur les retombées positives liées à l’accroissement démographique, aux gains migratoires et à l’expansion du secteur récréotouristique. Quant aux services publics, ils ont affiché une légère augmentation de 0,3 % en 2017. Les différents paliers gouvernementaux s’activent pour répondre aux besoins liés aux services de santé et de services sociaux, de même qu’aux services d’éducation. Ils prévoient également intensifier leur rôle dans le développement d’infrastructures urbaines, de transport et de production d’énergie. Dans cette perspective, la productivité1 rattachée à l’ensemble du secteur des services poursuivra son expansion. En 2017, la région affichait un ratio PIB par emploi de 78 048 $ (77 048 $ au Québec), une majoration de 1,3 % par rapport à 2016 (+1,1 % au Québec).

L’industrie manufacturière a maintenu sa progression avec une croissance de son PIB de 6,9 % en 2017. Le dollar canadien sous la parité avec le dollar américain avantage les exportateurs. Qui plus est, l’investissement visant l’augmentation de la capacité de production et la diminution des coûts d’exploitation porte ses fruits. Cette situation est d’autant plus bénéfique, qu’elle renforce la position régionale dans la fabrication de biens à valeur ajoutée et répondant, dans plusieurs cas, à des besoins spécifiques. Cet aspect distinctif s’avère un atout pour atténuer les incertitudes entourant les échanges commerciaux, dont la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et le climat protectionniste qui règne chez nos voisins américains. Les acteurs régionaux se voient également offrir de nouvelles opportunités d’affaires avec la ratification de l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne et l’entrée en vigueur prochaine du Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Tous ces facteurs, combinés au bon climat économique qui règne à l’échelle québécoise et canadienne, laissent entrevoir des perspectives intéressantes pour les manufacturiers de la région. Cependant, la réussite des entreprises passera par l’investissement soutenu dans l’achat d’équipements spécialisés, l’implantation de processus automatisés et la robotisation. Cette préoccupation constituera une base solide pour appuyer la croissance de la productivité. À cet effet, en 2017, l’activité manufacturière de Québec enregistrait un rendement de 87 203 $ par emploi (95 001 $ au Québec), une hausse de 3,3 % par rapport à 2016 (+5,6 % au Québec).

L’industrie de la construction reprend progressivement de la vigueur dans la RMR de Québec. En 2017, son PIB a progressé de 4,5 %, faisant suite à la relance de 1,9 % affichée en 2016. Tout d’abord, les mises en chantier ont dépassé les attentes, inscrivant la deuxième meilleure performance en 10 ans. Ensuite, les grands chantiers font graduellement leur retour. Ce dynamisme se prolongera d’ailleurs en 2018 et dans les années à venir. Au moment d’écrire ces lignes, Québec International recense près de 400 projets résidentiels et non résidentiels en cours ou annoncés, dont la somme des investissements totalise 17,5 G$. Certes, les mises en chantier résidentielles retourneront à la normale à court terme afin d'éviter les excédents d’offres. Quant au secteur non résidentiel, les grands projets d'ordre commercial, industriel, institutionnel et d’infrastructure s’enchaîneront. Outre la réfection du réseau routier qui se poursuit, les travaux s’accélèrent dans l’agrandissement de l’hôpital l’Enfant-Jésus. D’imposants complexes immobiliers multifonctionnels, dont Le Phare, s’apprêtent à quitter les planches à dessin pour se mettre en branle. De plus, la région sera prochainement au cœur d’un important déploiement de nouvelles infrastructures de transport en commun. Tous ces projets contribueront à dynamiser l’industrie de la construction, mais aussi, à relever la productivité du secteur. En 2017, le PIB par emploi dans ce dernier affichait une faible baisse de 0,2 % (+1,2 % au Québec), pour atteindre 96 538 $ (85 080 $ au Québec).

La bonne performance de l’ensemble des secteurs d’activité de la région métropolitaine de Québec en 2017 est légèrement supérieure à notre scénario prévisionnel. Ce dynamisme se transposera d’ailleurs sur les résultats positifs attendus pour 2018, alors que l’augmentation du PIB dépassera 2 %. Cette vigueur économique se reflétera sur l’accroissement de la productivité. L’an dernier, la région affichait un rendement de 78 048 $ par emploi (+1,3 %), comparativement à 77 980 $ au Québec (+1,1 %). Le ratio pourrait se rapprocher de la barre des 80 000 $, en raison d’une hausse d’environ 2 %, permettant ainsi à Québec de rivaliser avec ses consœurs canadiennes.


1 La productivité du travail se mesure en divisant le PIB réel par le nombre d’heures travaillées. Ce ratio permet de connaître la valeur des biens et services produits pour chaque heure de travail complétée. Toutefois, le concept des heures travaillées n’est pas disponible au niveau des régions métropolitaines de recensement. L’utilisation du nombre d’emplois permet de contourner cette problématique et d’ainsi connaître, pour chaque région, la valeur des biens et services produits par chaque travailleur.

 
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