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Portrait démographique

Portrait migratoire de la RMR de Québec

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Portrait démographique selon l'âge dans la RMR de Québec

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Des immigrants instruits à Québec

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La population de la RMR de Québec se chiffrait à 812 205 habitants en 2017, une augmentation de 0,7 % par rapport à 2016. Cette croissance démographique concorde avec le scénario prévisionnel de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) et s’appuie à la fois sur la l’accroissement naturel de la population et sur un solde migratoire positif. La région conserve son poids démographique de 9,7 % à l’échelle québécoise occupant le 2e rang au Québec derrière Montréal (49,3 %).

L’accroissement naturel (les naissances moins les décès) continue ainsi d’appuyer la croissance démographique bien que son apport soit ralentit. Ainsi, pour une 9e année consécutive, plus de 8 000 naissances ont été recensées à Québec (8 026 en 2016). Quant au nombre de décès, il a atteint 5 989. La tendance baissière observée du côté des naissances depuis 3 ans (-4,9 % entre 2013 et 2016) laisse présager que le « mini baby-boom » observé depuis 2003 tire à sa fin. Le nombre de décès est en augmentation depuis quelques années affichant une croissance de 2,9 % entre 2013 et 2016. Il pourrait bientôt franchir la barre des 6 000 annuellement. Conjugué à la diminution graduelle du nombre de naissances, cela pourrait faire passer le ratio actuel de 1,3 naissance pour 1 décès à 1,2 pour 1 à très court terme.

Soulignons que les préoccupations entourant le vieillissement de la population dans la région touchent aussi l’évolution du bassin de personnes en âge de travailler (15 à 64 ans). Celui-ci a d’ailleurs fléchi de 0,3 % en 2017 (+0,1 % au Québec) affichant une cinquième diminution annuelle consécutive. Qui plus est, l’importance de cette catégorie d’âge dans la population totale a diminué de 3,5 % sur une période de cinq ans, passant de 69 % à 65,5 %. Ce phénomène pourrait s’accentuer au cours des prochaines années sachant qu’une importante part de la population en âge de travailler est constituée de « baby-boomers ». Ces derniers, âgés de 52 à 64 ans, représentaient 29 % de la population en âge de travailler en 2017. Pour plusieurs d’entre eux, le départ à la retraite approche et cela exerce progressivement une pression à la baisse sur l’indice de remplacement. L’an dernier, la région comptait 9 jeunes âgés de 20 à 29 ans potentiellement aptes à entrer sur le marché du travail, pour 10 personnes âgées de 55 à 64 ans potentiellement aptes à prendre leur retraite. D’ici 2022, l’indice de remplacement pourrait atteindre 8 entrées pour 10 départs.

Dans ce contexte, l’attraction d’immigrants dans la RMR de Québec revêt une grande importance pour appuyer la croissance démographique, mais aussi, pour atténuer les effets du vieillissement de la population. Au cours de l’exercice 2016-2017, 3 294 immigrants internationaux ont choisi de s’établir à Québec. Le bilan des cinq dernières années (2012 à 2017) se porte ainsi à 16 308 nouveaux arrivants, une majoration de 19,3 % par rapport à la période 2007-2012. Ces données ne doivent cependant pas nous faire perdre de vue qu’entre 2012 et 2017, 6,2 % des immigrants internationaux admis à l’échelle québécoise se sont établis dans la région de Québec, une proportion inférieure à son poids démographique de 9,7 %. Toutefois, la situation s’améliore progressivement puisque pour la période 2007-2012, Québec avait accueilli 5,4 % des immigrants. Selon le Recensement 2016 effectué par Statistique Canada, la population immigrante attirée par la région est jeune et scolarisée. En effet, 95 % des immigrants arrivent à Québec alors qu’ils sont âgés de moins de 45 ans et 85 % détiennent un diplôme postsecondaire. La population immigrante semble également bien s’intégrer au marché du travail. Les données du recensement révèlent que leur taux d’emploi est de 67,6 % (1er rang parmi les 8 grandes RMR canadiennes) et que ceux possédant un diplôme universitaire font encore mieux avec un taux de 76,1 % (2e rang parmi les 8 grandes RMR canadiennes).

Les bons résultats entourant l’immigration internationale compensent le bilan migratoire interprovincial négatif qui persiste depuis plusieurs années dans la région de Québec. En effet, entre 2016 et 2017, 1 465 personnes provenant d’une autre province se sont établies à Québec, alors que 2 545 ont parcouru le chemin inverse. La perte nette interprovinciale surpassait 1 000 individus pour une troisième année consécutive. Cette situation s’avère préoccupante surtout dans un contexte où la compétition des autres RMR canadiennes pour attirer la main-d’œuvre s’intensifie.

Les gains migratoires devraient continuer de s’accélérer, alimentés par des perspectives favorables du côté de la croissance économique et de la disponibilité d’emplois de même que de l’amélioration de la qualité de vie et de l’accessibilité au logement. Les efforts constants déployés régionalement pour aider la région à attirer une plus grande part d’immigrants internationaux devront être maintenus pour pallier les effets du vieillissement de la population dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. D’ailleurs, l’accroissement prévu du nombre de nouveaux arrivants laisse présager que la population de Québec maintiendra le cap de la croissance en 2018.

 
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