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Investissement non résidentiel

Investissement non résidentiel : Portrait de la RMR de Québec

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Taux d'inoccupation non résidentiel pour la RMR de Québec, 2016

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8 G$ d'investissements non résidentiels répartis dans plus de 230 projets en cours et annoncés d'ici 10 ans

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Le secteur non résidentiel a généré des investissements de 775,9 M$ dans la RMR de Québec en 2016, un repli de 8,5 % par rapport à 2015. Ce bilan reflète nos attentes, tout comme celles de la plupart des analystes. L’an dernier, la région a composé avec l’arrivée à échéance de projets d’envergure et l’écoulement d’inventaires neufs encore inoccupés. Cette période a également permis de faire le point sur les besoins futurs de l’ensemble du marché. Notons que la diminution des dépenses en immobilisation s’est également observée dans plusieurs autres grandes régions métropolitaines. Cette situation s’est répercutée sur l’ensemble du Québec et du Canada, alors que l’investissement a reculé respectivement de 4,6 % et de 1,2 % en 2016.

Le marché institutionnel investit en moyenne 175 M$ annuellement dans la RMR de Québec. L’année 2016 a suivi cette tendance avec des dépenses de 174,1 M$, affichant une hausse annuelle de 7,2 % par rapport à 2015. Très actif ces dernières années, le marché des espaces de bureaux a laissé temporairement la place aux projets récréotouristiques et culturels (hôtels, parc aquatique, musées, etc.), mais aussi aux infrastructures publiques (aéroport, routes, Manège militaire, etc.). Ces domaines demeureront tous aussi actifs dans le futur et ils seront appuyés par de grands projets liés aux services de santé (Hôpital de l’Enfant-Jésus, Hôtel-Dieu-de-Lévis), de sécurité (centrale de police) et de transport (Port de Québec). Bien que le taux d’inoccupation pour les espaces de bureaux soit passé de 4,7 % à 8,6 % en l’espace de cinq ans, il demeure le plus faible à l’échelle canadienne. Ce marché devrait graduellement reprendre le rythme afin de répondre aux nouveaux besoins du marché (expansion d’entreprises, laboratoires, studios, etc.). La préparation du Phare de même que le potentiel qu’offre les environs de la Pyramide à Sainte-Foy et le secteur de Lebourgneuf appuieront d’éventuels projets. En somme, selon notre compilation, la région compte actuellement une centaine de projets institutionnels et d'infrastructures publiques en cours et annoncés, dont la somme des investissements approche 7 G$.

Le secteur commercial nous a habitués à des dépenses moyennes annuelles de 678 M$ ces cinq dernières années. L’année 2016 a été plus tranquille alors que 528,7 M$ ont été investis, une baisse de 13 % par rapport à 2015. D’importants travaux se sont poursuivis, notamment du côté des pôles de Sainte-Foy et de Lebourgneuf. Cependant, leur ampleur n’a pu faire contrepoids à l’arrivée à échéance des travaux au Carrefour St-Romuald. La pause devrait tout de même être de courte durée pour ce secteur qui regroupe environ 70 % des investissements totaux. La majoration du revenu des ménages, l’accroissement des ventes au détail et le bas taux d’inoccupation locatif s’avèrent des facteurs incitatifs pour stimuler l’investissement et attirer de nouveaux détaillants. Le secteur Duplessis se prépare d’ailleurs à un retour en force avec le projet d’IKEA. La région dénombre ainsi environ 70 projets en cours et annoncés évalués à plus de 900 M$.

Le secteur industriel a ralenti la cadence en 2016. Il a généré des investissements en immobilisation de 73 M$, une baisse de 5,6 %. La fluctuation de la devise canadienne et les incertitudes entourant l’économie américaine ont probablement entraîné le report de certaines décisions d’investir. Là encore, un retour du balancier est attendu, ramenant les dépenses près de la moyenne des cinq dernières années qui se situe autour de 101 M$ annuellement. À titre d’exemple, l’activité commence à s’intensifier du côté de l’Innoparc de Lévis, alors que le secteur d’Estimauville se prépare à accueillir le projet de Medicago. De plus, la modernisation des installations existantes s’avère essentielle pour les entreprises désirant prendre de l’expansion et assurer leur compétitivité. Mentionnons qu’une vingtaine de projets industriels sont présentement en cours ou annoncés dans la région, dont l’investissement total pourrait dépasser 300 M$.

Maintenant que la région de Québec a pris une pause pour évaluer ses besoins non résidentiels futurs, de nouveaux projets peuvent démarrer. À l’image des dernières années, la discipline et la bonne gestion seront de mise pour mener simultanément de multiples projets d’investissement. Dans cette perspective, la région retrouvera un niveau de dépenses en immobilisation moyen de 900 M$ annuellement.

 
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