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Marché du travail

Portrait du marché de l'emploi des 8 grandes RMR canadiennes

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La croissance de l'emploi repose sur l'évolution de la population active à Québec

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Le secteur des services ajoute près de 7 000 nouveaux emplois en 3 ans à Québec

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La RMR de Québec a dénombré 438 500 emplois en 2016, une diminution de 3 800 par rapport à 2015. Cette pause survient après deux années exceptionnelles qui avaient permis d’ajouter un total de 14 000 emplois. Malgré tout, le besoin de main-d’œuvre demeure soutenu puisque le taux de chômage a continué de reculer, soit d’un dixième de point, pour se fixer à 4,6 % l’an dernier. La région de Québec affichait ainsi le plus faible taux de chômage au pays.

Le marché de l’emploi avait pris les bouchées doubles dans la RMR de Québec ces dernières années, lui permettant de franchir la barre des 440 000 emplois. En 2016, un retour du balancier était prévisible afin d’absorber ces gains importants, une tendance à laquelle la région nous a habitués dans le passé. Cependant, la situation a pris une tournure différente cette fois-ci. Les entreprises n’ont pas ralenti la cadence pour autant, comme en témoigne le faible taux de chômage. Elles ont multiplié les offres d’emploi pour appuyer leur implantation, assurer leur croissance et remplacer certains départs, notamment liés à la retraite. C’est plutôt la contraction du bassin de main-d'œuvre disponible qui a provoqué le repli de l’emploi. La région a vu 4 700 personnes se retirer de la population active, soit une baisse de 1 % qui s’inscrivait comme la plus importante en plus de 15 ans.

Les travailleurs âgés de 25 à 54 ans demeurent en très forte demande à Québec. En 2016, ils ont occupé 3 900 nouveaux postes, dont 3 100 à plein temps. Cette performance leur a permis de consolider leur position de tête au Canada, alors qu’ils ont affiché un taux de chômage de 3,9 % et un taux d'emploi de 88,6 %. La rétention et l’attraction de main-d'œuvre dans cette catégorie d’âge s’avèrent primordiales dans un contexte où l’économie régionale continuera à prendre de l’expansion, diversifiant ainsi les opportunités d’emploi. Cette situation pourrait éventuellement contribuer à amener un peu plus de régularité auprès des travailleurs âgés de 15 à 24 ans. Riches d’un gain de 9 100 emplois deux ans auparavant, ces derniers ont affiché une perte de 6 800 emplois l’an dernier. Néanmoins, le repli de la population active (-10 %) a permis de conserver un taux de chômage inférieur à 7,1 % en 2016 (7,2 % en 2015). Du côté des travailleurs âgés de 55 ans et plus, la région a enregistré l’ajout de 1 500 postes à plein temps, contre la perte de 2 400 emplois à temps partiel en 2016. Encore là, la diminution de la population active a eu un effet sur le taux de chômage qui a atteint 4,9 % pour ce groupe d’âge. Soulignons que le faible taux d'emploi chez les 55 ans à 64 ans (31,3 % en 2016) laisse croire que cette catégorie d’âge pourrait potentiellement être plus présente sur le marché du travail.

Le secteur des services a poursuivi son expansion en 2016 avec un gain de 2 600 postes. L’embauche s’est accélérée dans les secteurs commercial, récréotouristique et de l’administration publique. Présentant une structure économique orientée davantage sur le savoir, le secteur des services continuera de faire le plein de travailleurs à Québec. De nouvelles opportunités d’emploi s’ouvriront du côté des services professionnels, scientifiques et techniques, des services administratifs, de même que des services financiers et d’assurances. Mentionnons également que les besoins de main-d'œuvre dans les domaines de la santé et de l’enseignement ne seront pas négligeables en raison de l’évolution démographique.

En 2016, le repli de l’emploi a touché les secteurs de la construction (-3 600 emplois) et du manufacturier (-2 800 emplois). Le premier s’est ajusté au ralentissement des mises en chantier et à l’accalmie observée sur les chantiers non résidentiels. Bien que la détente du secteur résidentiel se poursuive, le lancement prochain d’importants projets non résidentiels intensifiera le besoin de main-d'œuvre, permettant ainsi de rejoindre la barre des 25 000 emplois. Pour le milieu de la fabrication, une pause était pressentie après trois années consécutives de hausse. L’intégration de processus innovants, l’expansion des entreprises et le développement de marchés demeurent des facteurs favorables pour soutenir le besoin constant de main-d'œuvre. Cette situation contribuera d’ailleurs à maintenir un bassin de plus de 30 000 travailleurs manufacturiers au cours des prochaines années.

La RMR de Québec présente une économie favorable à la création d’emplois. Ce contexte met la table pour les cinq prochaines années. Nous pourrions observer la création nette d’environ 20 000 emplois d’ici 2021. Cette prévision repose sur la tangente que prendra la population active et le bilan de 2016 est là pour nous le rappeler. La relation presque corrélée de l’emploi et de la population active permettra d’ailleurs de maintenir le taux de chômage sous la barre des 5 %.

 
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