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Marché de l’habitation

Marché de l'habitation, RMR de Québec

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Taux d'inoccupation dans la RMR de Québec

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Le bilan résidentiel de la RMR de Québec en 2016 a été conforme à nos attentes. Les mises en chantier ont repris leur tendance baissière et la revente de propriétés existantes s’est quelque peu accélérée. Les facteurs demeurent nombreux pour soutenir l’intérêt des acheteurs potentiels, dont le climat économique favorable, l’accroissement démographique et l’accès encore favorable au crédit. Cependant, les nouveaux projets de construction et les délais de ventes s’ajustent de plus en plus à l’accroissement de l’offre de propriétés neuves et existantes.

En 2016, le parc immobilier de la région métropolitaine s’est agrandi de 4 766 nouvelles unités, une diminution de 12,4 % par rapport à la bonne performance de 2015 (5 442 unités). Le repli est survenu dans le marché des appartements, alors que 3 227 nouvelles unités ont vu le jour, une baisse annuelle de 12,4 %. La région s’est rapprochée d’un niveau plus soutenable après le démarrage d’importants travaux lancés en 2015, notamment dans les secteurs géographiques de la Basse-Ville, des Rivières, de Sainte-Foy et de Saint-Augustin. Bien que le ralentissement des mises en chantier se poursuive dans la région de Québec, il demeure graduel. Pour preuve, il s’est construit 873 propriétés individuelles, de même que 666 maisons jumelées et en rangée en 2016, inscrivant des hausses annuelles respectives de 5,7 % et de 44,5 %. Soulignons que les secteurs de Val-Bélair, de L’Ancienne-Lorette, de la Haute-St-Charles et de Lévis ont particulièrement été actifs dans ces segments de marchés l’an dernier.

La RMR de Québec dénombre encore plusieurs projets d’envergure qui laissent présager que les mises en chantier demeureront autour de la barre des 4 000 unités en 2017. Elles devraient ensuite évoluer à l’intérieur d’un intervalle compris entre 3 000 et 3 600 unités entre 2018 et 2021. Nous recensons d’ailleurs une centaine de projets en cours et annoncés pour cette période, dont la valeur totale approchera 2 G$. Dans ce contexte, l’offre de constructions neuves continuera de s’arrimer à une demande soutenue, notamment par la création de ménages, l’amélioration des revenus et les changements démographiques (immigration, vieillissement de la population, etc.). Elle tiendra aussi compte de l’inventaire d’unités neuves et existantes disponibles. À cet effet, le taux d’inoccupation locatif augmente (4,9 % en 2016) et se rapproche des niveaux observés à la fin des années 1990. Pour la copropriété, le taux d’inoccupation élevé de 4,8 % l’an passé recommande encore la prudence, bien que le nombre d’unités neuves invendues soit inférieur à 300 unités, un contraste important par rapport au sommet de 2012 (1 030 unités). De son côté, la résidence pour personnes âgées gagne en popularité et cela se reflète sur son taux d'inoccupation qui diminue; il était de 4,6 % en 2016. Quant à la propriété individuelle, en rangée et jumelée, les acheteurs potentiels se sentent moins pressés dans leur prise de décision. La disponibilité d’unités neuves invendues et la hausse des nouvelles inscriptions leur donnent plus de temps et de choix.

Le marché de la revente s’est, quant à lui, accéléré pour une troisième année consécutive en 2016. La région de Québec a dénombré 6 721 transactions, un bond de 1,5 % par rapport à 2015. En effet, il s’est transigé 4 725 propriétés unifamiliales (+2,3 %) et 521 plex (+6,5 %). La demande soutenue pour ces marchés a permis de faire contrepoids au repli de 3 % des ventes de copropriétés, qui ont atteint 1 468 unités. Quant au prix médian des transactions, la majoration demeure faible. Une propriété unifamiliale s’est transigée autour de 248 000 $ l’an dernier, une hausse de 1 %. Pour le plex, le prix médian a atteint 306 000 $, une augmentation de 7 %. La copropriété a plutôt observé une baisse du prix de 4 % par rapport à 2015, pour atteindre 190 000 $.

Pour les cinq prochaines années, le marché de la revente demeurera au-dessus de la barre des 6 000 unités annuellement. Plusieurs facteurs énumérés du côté de la construction résidentielle soutiendront également la revente de propriétés existantes. De plus, l’accroissement de l’offre permettra de modérer les hausses de prix autour de 1 % annuellement. Cette situation évitera d’alourdir le fardeau hypothécaire sur le revenu des ménages.

 
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