Chaque année, les membres de l’équipe des études économiques et de la veille stratégique de Québec International se penchent sur différents indicateurs importants afin de réaliser l’étude Bilan et perspectives. En plus des données de l’année précédente, le contexte actuel et les prévisions sont analysés afin de brosser un portrait de la situation économique de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec en plusieurs sections. La quatrième de 2025-2026 : le pouvoir d’achat.
« La région de Québec fait face à un paradoxe : les revenus augmentent, mais le pouvoir d’achat demeure sous pression. Les contraintes d’offre, notamment en habitation, limitent non seulement la capacité des ménages à faire face à leurs dépenses essentielles, mais aussi celle des entreprises à attirer les talents et à soutenir leur expansion. » - Carl Viel, président-directeur général, Québec International
« Le pouvoir d’achat reste fragilisé par des rigidités structurelles et des chocs externes. Des leviers existent toutefois : en s’attaquant aux enjeux d’offre, notamment en habitation, il est possible de soutenir un rééquilibrage graduel. » - Rosalie Forgues, économiste principale, Québec International
Faits saillants
Progression du pouvoir d’achat partiellement capturée par la hausse du coût du logement
- Croissance du revenu disponible réel par habitant de 2,1 %, soit la plus prononcée des huit principales RMR canadiennes;
- Croissance du salaire horaire moyen : 1,8 %;
- Hausse du prix des propriétés résidentielles de 20,5 %. Il s’agit de la plus forte croissance des grandes RMR canadiennes;
- Hausse du prix des loyers de 10,1 %, la seconde plus importante des grandes RMR canadiennes.
L’inflation : une métrique qui oublie rapidement le poids cumulatif de la hausse du niveau des prix pesant sur les ménages et les entreprises
- 2,6 % : croissance de l’indice des prix à la consommation (inflation), à l’intérieur de la fourchette opérationnelle de la Banque du Canada;
- Croissance du niveau des prix depuis 2019 : 22,1 %;
- 3 171 dossiers d’insolvabilité déposés en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité pour le cumulatif des ménages et des entreprises.
En 2026, un équilibre conditionnel à l’offre et aux infrastructures difficile à atteindre
- Croissance anticipée du revenu disponible par habitant de 0,77 %, soit un niveau inférieur à l’inflation projetée;
- Niveau du taux directeur prévu pour les 12 mois de 2026 : 2,25 %;
- 3,3 % : taux d’inoccupation, une métrique au-delà du seuil d’équilibre de 3 % de la SCHL, une première depuis de nombreuses années;
- Environ un tiers des Canadiens détenteurs de prêts hypothécaires verraient leurs versements augmenter d’ici la fin de l’année.
