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En octobre, l'emploi fait du surplace dans la RMR de Québec

Le taux de chômage a légèrement fléchi sur une base mensuelle, passant de 5 % en septembre à 4,5 % au mois d’octobre.

Faits saillants

  1. Statistique Canada estime que dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec le nombre de personnes en emploi a très peu fluctué entre septembre et octobre avec 800 emplois (-0,2 %) de moins, une évolution qui survient au même moment que le passage au palier d’alerte rouge de la région.
  2. Le nombre de personnes actives sur le marché du travail a diminué de 3 400 individus
    (-0,7 %) entre les mois de septembre et d’octobre. Ce résultat, porte le marché de l’emploi à un total de 457 900 personnes actives, soit 900 de plus qu’au mois de février.
  3. Le taux de chômage a légèrement fléchi sur une base mensuelle, passant de 5 % en septembre à 4,5 % au mois d’octobre. Une situation qui s’explique par le recul de la population active plus important que celui observé en termes d’emploi.
  4. Au Québec, les données comparables indiquent une hausse du nombre de personnes en emploi de 39 300 (+0,9 %) en octobre. Quant au taux de chômage, il a connu une baisse passant de 8,5 % au mois de septembre à 7,9 % au mois d’octobre.


En graphiques


Commentaires

Les estimations de Statistique Canada attestent de la situation qui prévalait sur le marché du travail au cours de la semaine du 11 au 17 octobre, soit les premières données qui témoignent des effets du passage en « zone rouge » de la région. Les répercussions du rehaussement du niveau d’alerte sur le territoire de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec demeurent difficilement mesurables en raison des données disponibles et de l’évolution incertaine de la deuxième vague.

Dans son Enquête sur la population active (EPA), Statistique Canada estime qu’au mois d’octobre le nombre de personnes en emploi dans la région était de 437 500, un léger recul de 800 emplois (-0,2 %) par rapport à septembre. La région n’accuse qu’un léger retard sur le niveau d’emploi d’avant la crise, alors que le nombre d’emplois estimé au mois de février était de 438 300, soit le même niveau qu’en septembre. Rappelons que le marché du travail dans la région a promptement rebondi au lendemain de la première vague.

Le passage au palier d’alerte rouge de la région semble s’être reflété sur le nombre de personnes actives sur le marché du travail puisqu’il a diminué de 3 400 individus (-0,7 %) entre les mois de septembre et d’octobre. Ce résultat porte le marché de l’emploi à un total de 457 900 personnes actives en octobre, soit 900 de plus qu’au mois de février.

Contre-intuitivement, le taux de chômage a légèrement fléchi sur une base mensuelle, passant de 5 % en septembre à 4,5 % au mois d’octobre. Une situation qui s’explique par un recul de la population active plus important que celui observé en matière d’emploi. Par ailleurs, Québec se maintient comme la région ayant le plus faible taux de chômage au Canada. Notons qu’avant le début de la crise le taux de chômage atteignait 4,1 % (février 2020).

Quant au nombre de chômeurs, il a reculé de 2 600 personnes en octobre, soit un quatrième repli mensuel consécutif. Néanmoins, le nombre de chômeurs demeure plus élevé que celui observé avant la crise économique (février 2020), soit 1 700 chômeurs supplémentaires.

Les effets économiques des mesures pour endiguer la deuxième vague de la COVID-19 ne pourront être totalement évalués qu’avec le temps. Les estimations du mois d’octobre rappellent la prudence nécessaire pour analyser les indicateurs de l’emploi. De plus, gardons en tête les effets inégaux du choc économique de la crise sur le marché du travail.


Note aux lecteurs

Les données disponibles pour la région métropolitaine de recensement de Québec subissent un traitement statistique particulier (moyenne mobile trois mois) en raison du petit échantillon, ce qui a pour effet d’atténuer les fortes fluctuations des données. Les circonstances des derniers mois ont généré des variations extrêmes qui ne peuvent être pleinement observées avec ces données. En outre, les données informent sur la tendance des trois derniers mois. Ainsi, les données recueillies en août et en septembre influent sur l’estimation publiée pour le mois d’octobre. Veuillez noter également que nous utilisons des données comparables pour la province de Québec et les autres régions métropolitaines dans ce document. Pour en savoir plus, consultez : Quelques rappels concernant les moyennes mobiles - ISQ.

Les données du mois d’octobre de l’Enquête sur la population active (EPA) ont été recueillies auprès des répondants pour la semaine de référence du 11 au 17 octobre. Ainsi, le passage en « zone rouge» de certaines régions du Québec transparaît dans les données présentées puisque les paliers d’alerte « rouge » sont entrés en vigueur 1er octobre à Québec et Montréal. Pour davantage de détails, veuillez consulter la carte des paliers d'alerte de COVID-19 par région du gouvernement du Québec.

La définition du chômage de Statistique Canada est basée sur l’activité de recherche d’emploi et sur la disponibilité à en occuper un. Ainsi, les chômeurs sont les personnes disponibles pour travailler qui, au cours de la semaine du 11 au 17 octobre :

  • n’avaient pas de travail, mais en avaient cherché au cours des quatre dernières semaines;
  • avaient été mises à pied temporairement, mais s’attendaient à être rappelées au travail;
  • ou étaient sans emploi, mais avaient un emploi devant commencer dans les quatre prochaines semaines.

Pour en savoir plus, visitez : https://www150.statcan.gc.ca/n1/en/catalogue/71-543-G



Émile Émond
Économiste
Québec International

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